12 mai 2020
NON À L’AUSTÉRITÉ QUI VIENT !
12 mai 2020
Sommaire
1. "Merci pour vos efforts, mais il fau­dra faire plus !"
2. Ce n'est pas aux salarié(e)s de payer la crise !
3. Que les action­naires mettent la main à la poche !

C’est une direc­tion agres­sive, condes­cen­dante, hau­taine, mépri­sante, qui a envoyé paître toutes les demandes des membres du CSE lors de la der­nière réunion de l’instance le 23 avril. Le dis­cours inébran­lable et tel­le­ment pré­vi­sible de la direc­tion est entiè­re­ment fon­dé sur un seul argu­ment : la situa­tion finan­cière de l’entreprise est « catastrophique ».

"Merci pour vos efforts, mais il fau­dra faire plus !"

La péti­tion signée par une cen­taine de salariéEs de VFLI, deman­dant notam­ment l’indemnisation du chô­mage par­tiel à 100% et une prime de recon­nais­sance pour les efforts four­nis, est tom­bée dans les oreilles de sourds. La direc­tion a annon­cé encore moins : cette année, il n’y aura pas de prime d’intéressement, pas de prime de par­ti­ci­pa­tion, pas de com­pen­sa­tion pour les pertes de salaires subies, rien, rien, rien… Circulez !

Mais ce n’est pas tout : la direc­tion a annon­cé qu’il fau­dra « se ser­rer la cein­ture » dans les mois, voire les années qui viennent. Des efforts sup­plé­men­taires seront deman­dés aux salariéEs qui devront encore s’adapter et prendre sur eux. On le devine : l’entreprise les remer­cie­ra par mail et sur Facebook… Ces seuls remer­cie­ments suffiront-ils ? SUD-RAIL DIT NON !!

La direc­tion a jus­ti­fié par un « chan­tage » au licen­cie­ment son refus de ver­ser une prime de recon­nais­sance : pour ver­ser une telle prime aux salariéEs, il fau­drait, selon elle, en licen­cier quelques-unEs. Passons sur le carac­tère dou­teux de cette affir­ma­tion : on devine faci­le­ment que ce ne sont pas des cadres supé­rieurs qui en feraient les frais…

Mais ce n’est pas tout : lors d’une « audience syn­di­cale » inédite, le 7 mai, confor­mé­ment aux ordon­nances du gou­ver­ne­ment qui donnent droit au patro­nat de « matra­quer » les salariéEs, la direc­tion a insis­té sur ces pos­si­bi­li­tés qui lui sont offertes de recou­rir au dépla­ce­ment de congés déjà posés, de se ser­vir dans les CET en conver­tis­sant en repos des congés et RTT « épar­gnés » par les salariéEs et en les impo­sant (jusqu’à 10 jours) uni­la­té­ra­le­ment. Elle n’a aucun scru­pule à se rendre com­plice du « bra­quage » orga­ni­sé par le minis­tère du Travail. Elle a éga­le­ment confir­mé que la pra­tique jusque-là répan­due, qui consiste à se faire indem­ni­ser les congés non pris l’année pré­cé­dente, sera désor­mais abolie.
Tout congé non pris en temps et en heure, s’il n’est pas pla­cé sur le CET, sera perdu !

Ce n'est pas aux salarié(e)s de payer la crise !

Pourtant, qui doit tra­vailler en pleine pan­dé­mie de Coronavirus en met­tant sa san­té en dan­ger ? Qui a contrac­té le virus et a failli y lais­ser sa vie ? Qui a dû subir les condi­tions de tra­vail dégra­dées, à ne pas pou­voir man­ger et dor­mir cor­rec­te­ment ? Qui a dû subir des tra­jets et de la fatigue sup­plé­men­taires pour les EV ? Qui s’est vu infli­gé des tâches sup­plé­men­taires liées à la dés­in­fec­tion des machines, des véhi­cules de ser­vice, des postes de tra­vail, et aux mesures de pré­ven­tion ? Qui a dû subir des pertes de salaire dues au chô­mage par­tiel, à la garde d’enfants ou à l’arrêt mala­die ? Qui s’est fait « voler » des congés et des repos ? Qui se voit pri­vé d’une prime en recon­nais­sance de tous les efforts accom­plis ? C’est nous et tou­jours nous !

Ça suf­fit ! Nous avons fait assez d’efforts ! Nous ne sommes pas res­pon­sables de la mau­vaise ges­tion de la crise et du manque d’anticipation du gou­ver­ne­ment et des entre­prises ! Ce n’est pas à nous, tou­jours les mêmes, de payer les consé­quences des mau­vaises déci­sions des classes dirigeantes !

Que les chefs d’entreprise et les action­naires prennent leurs res­pon­sa­bi­li­tés, assument leur rôle vis-à-vis du bien-être des salariéEs et se serrent eux-mêmes la cein­ture ! Qu’ils goûtent eux-mêmes aux effets de l’austérité !

Que les action­naires mettent la main à la poche !

La direc­tion de VFLI serait dans son rôle si elle se don­nait les moyens de « mettre la pres­sion » sur les action­naires de la SNCF qui financent à 100% leur filiale VFLI.

L’actionnaire à 99% de VFLI, c’est Transport Ferroviaire Holding S.A.S., une filiale de Transport et Logistique Partenaires (TLP), elle-même filiale de SNCF Participations, socié­té de por­te­feuille de SNCF Logistics, socié­té ano­nyme à capi­taux publics, elle-même filiale du groupe SNCF et dont le chiffre d’affaires s’établit en dizaine de mil­liards d’euros par an.

Tous ces encra­va­tés filia­li­sés ont le pou­voir de trou­ver un seul petit mil­lion d’euros pour les salariéEs de VFLI !!
De leur point de vue, le choix est simple : soit ils conservent à l’extrême leurs inté­rêts au détri­ment des salariéEs qui leur rap­portent, soit ils font un tout petit « inves­tis­se­ment » en finan­çant une recon­nais­sance pour les salariéEs qui leur rap­portent et leur rap­por­te­ront encore avec une meilleure san­té morale.

Nous vou­lons une entre­prise qui accorde la prio­ri­té au bien-être de ses salariéEs, une entre­prise où il fait bon tra­vailler, qui a le sens de la recon­nais­sance et de la san­té morale des salariéEs. S’interdire de « bra­quer » les CET d’une part, et finan­cer une prime de recon­nais­sance d’autre part, ne fera en aucun cas « cou­ler » VFLI… ni la SNCF, ni l’Etat !

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